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Outil pédagogique. Les scores estiment des conditions de pousse, jamais la comestibilité. Ne consommez aucun champignon sans validation par un mycologue ou un pharmacien. Respectez la réglementation de cueillette et la propriété privée.

la méthode

Méthodologie du score

Le score de pousse (0–100) est transparent et modulaire : chaque composante est calculée séparément puis additionnée. La fonction computeMushroomGrowthScore renvoie le détail par composante, les facteurs positifs/négatifs et un intervalle de confiance.

Pondération des composantes

ComposantePoidsDétail
Saisonnalité25Indice de pousse propre à l’espèce pour le mois choisi (0–1 × 25).
Météo récente (7 j)25Température moyenne sur 7 jours comparée à l’optimum de l’espèce (plateau + décroissance).
Pluie cumulée15Cumul 14 j vs optimum de l’espèce, avec léger malus si excès. Seul le cumul 14 j entre dans le score — la réserve du sol commande, et il inclut déjà les averses récentes.
Température jour/nuit15Nuits pas trop froides (vs mini toléré) + amplitude jour/nuit favorable (~9 °C).
Humidité10Humidité relative moyenne vs optimum (cloche gaussienne).
Habitat forestier10Correspondance entre le type de forêt de la zone et les habitats de l’espèce.

Légende — score de pousse

Très faible
Faible
Modéré
Élevé
Très élevé

Portes éliminatoires

Certaines conditions rendent la fructification physiquement impossible : aucune addition de points ne doit pouvoir les compenser. Elles ne retirent donc pas des points, elles multiplient le total par un facteur qui descend jusqu’à 0. Les seuils ci-dessous sont absolus — ils décrivent un blocage biologique, pas un écart à l’optimum de l’espèce (l’optimum, lui, est déjà porté par les composantes du tableau précédent).

Porte0 quand…Neutre à partir de…Pourquoi
Saisonindice de pousse mensuel de l’espèce ≈ 0indice ≥ 0,25Hors de sa fenêtre de fructification, une espèce ne fructifie pas, même par météo parfaite.
Altitudela zone est à plus de 400 m au-delà de la plage de l’espècela plage de la zone chevauche celle de l’espèceL’étage de végétation conditionne les arbres hôtes ; hors plage, l’association mycorhizienne est absente.
Températurela moyenne 7 j — ou le mini nocturne seul — dépasse de plus de 10 °C la plage de l’espècemoyenne 7 j dans la plage et nuits sous le plafondCanicule ou gel durables bloquent la fructification quels que soient saison, pluie et habitat ; des nuits elles-mêmes au-dessus du plafond ne laissent aucun répit thermique, même sous une moyenne encore clémente.
Sécheressemoins de 8 mm de pluie cumulés sur 14 j25 mm sur 14 jLa fructification suit un épisode pluvieux marqué avec 7 à 14 j de latence ; sans réhumectation de la litière, aucun primordium ne se forme.
Air trop sechumidité relative moyenne ≤ 30 %humidité relative ≥ 45 %Sous ~40 % d’humidité soutenue, primordia et jeunes carpophores se dessèchent avant de se développer.
Habitatjamais 0 — plancher ×0,5 quand la forêt de la zone n’est pas un habitat de l’espècele type de forêt figure dans les habitats de l’espèceLa mycorhize est un lien hôte obligé, mais la BD Forêt classe chaque zone par peuplement dominant : une essence hôte minoritaire peut exister sur place — d’où un plancher, pas un zéro.
Couverture forestièremoins de 5 % de la cellule est boisée20 % de couverture boiséeLe type de forêt vient du polygone dominant, pas de la surface réellement boisée : sous 5 %, un liseré d’arbres ne porte aucun habitat exploitable ; une poche de forêt rurale, elle, en porte un.

Entre les deux bornes, le facteur varie linéairement — une porte partiellement fermée bride le score sans l’annuler, et l’explication du score indique alors le multiplicateur appliqué. Les seuils de sécheresse et d’air sec peuvent être surchargés espèce par espèce lorsqu’une source le documente ; à défaut, les valeurs communes ci-dessus s’appliquent.

Rendu par cellule (~1 km)

Sur la carte, chaque cellule d’environ 1 km module en plus le score de sa zone par quatre facteurs locaux : l’altitude locale (cloche centrée sur le cœur de la plage de l’espèce, pour que les bandes épousent le relief), la couverture forestière (×0,6 pour une cellule à peine boisée, ×1 dès 60 % boisé), l’essence forestière dominante et le versant, détaillés ci-dessous. Ce sont des modulateurs de rendu, jamais des portes : aucun ne met une cellule viable à zéro.

Essence forestière dominante

La BD Forêt de l’IGN donne l’essence dominante de chaque parcelle. Quand elle figure parmi les arbres hôtes de l’espèce, la cellule gagne un bonus (×1,15). Quand l’essence est identifiée mais n’est pas un hôte (du Douglas pour un cèpe, par exemple), elle prend un malus (×0,75). Une essence inconnue reste neutre (×1).

L’inconnu n’est jamais pénalisé, et c’est une décision assumée : en Haute-Savoie, 4 565 cellules sur 4 972 (91,8 %) portent une essence générique dans la BD Forêt (« Feuillus », « Sapin, épicéa », « Mixte », « Conifères ») plutôt qu’une essence nommée. Les pénaliser reviendrait à sanctionner une lacune de l’inventaire IGN, pas un fait de terrain.

Ce que ça change, mesuré sur la Haute-Savoie pour le cèpe de Bordeaux en septembre : sur 4 972 cellules, 3 392 sont d’essence inconnue et bougent en moyenne de 0,00 point, 1 547 sont compatibles et gagnent 5,87 points, 33 sont incompatibles et perdent 6,85 points. Au total, 578 cellules (11,6 %) changent de palier, dont 567 vers le haut.

Versant et pente

Un versant plein sud reçoit plus de rayonnement, sèche plus vite et casse la fructification. Un versant nord garde sa fraîcheur. Une cellule sud et pentue est donc pénalisée jusqu’à ×0,65, une cellule nord reste neutre.

La pente et l’exposition étaient auparavant déduites des altitudes des cellules voisines situées à moins de 1,6 km. À cette échelle, la pente est lissée et l’azimut calculé peut désigner le versant opposé au vrai. Elles sont maintenant calculées sur le modèle numérique de terrain BD ALTI 25 m de l’IGN, soit environ 1 230 pixels par cellule.

L’écart est important. Sur la Haute-Savoie, la pente médiane passe de 12,1 % (ancienne méthode) à 31,2 % (réelle), une sous-estimation d’un facteur 2,6. Sur 372 cellules, le versant calculé était inversé de plus de 90°. Le nombre de cellules sans aucun effet de versant tombe de 1 776 à 509, et 15,7 % des cellules changent de palier.

Niveaux qualitatifs

0–19 Très faible · 20–39 Faible · 40–59 Modéré · 60–79 Élevé · 80–100 Très élevé.

Intervalle de confiance

La marge s’élargit quand les données météo sont partielles ou quand le type de forêt de la zone est inconnu. La météo est constituée de données réelles Open-Meteo, rafraîchies automatiquement, avec repli sur un mock déterministe si aucune observation récente n’est disponible (voir À propos).

Limites. Le score reflète des conditions, pas une présence garantie. La mycologie dépend de nombreux facteurs locaux (sol, micro-climat, historique) non modélisés.